La législation en France de la vidéoprotection

La législation en France de la vidéoprotection

 

Que dit la CNIL ?

Les installations de vidéosurveillance sont soumises à un cadre légal spécifique.

Vous trouverez dans ce dossier tous les éléments à prendre en compte avant, pendant et après la mise en place d’une installation, ainsi que les dispositions spécifiques à prendre selon les catégories de lieux.

Chez les particuliers, en maison individuelle

Chez les particuliers, en appartement

Chez les commerçants

Dans les établissements scolaires

Sur la voie plublique

Au travail

 

 

maison particulier

Chez les particuliers, en maison individuelle :

Sur le site de la CNIL, l’article dédié à la vidéosurveillance  donne les règles à mettre en place pour se conformer à la législation :

Un particulier peut installer des caméras à son domicile pour en assurer la sécurité. Ces dispositifs ne sont pas soumis aux règles de la protection des données personnelles ni à celles du code de la sécurité intérieure. En revanche, ils doivent respecter la vie privée des voisins, des visiteurs et des passants.

Je suis particulier en maison individuelle, que puis-je filmer légalement ?

  • Vous ne pouvez filmer qu’à l’intérieur de votre propriété.
  • Vous n’avez pas le droit de filmer la voie publique, même si c’est pour surveiller par exemple un véhicule garé devant sa maison.

Je suis particulier en maison individuelle, et j’ai des employés qui viennent à mon domicile, quelles règles dois-je respecter ?

  • Lorsque vous installez des caméras et que des personnels à temps complets ou une partie de la journée viennent chez vous, il y a d’avantages de règles à respecter.
  • Ainsi, si une personne salariée garde les enfants à la maison ou si du personnel médical intervient quotidiennement au domicile pour soigner une personne, les règles du code du travail vont s’appliquer. Ces personnes devront être informées de l’installation de caméras et de leur but. Les caméras ne devront pas filmer les salariés en permanence pendant l’exercice de leur activité professionnelle.

Formalités pour la législation en France de la vidéoprotection

  • Aucune formalité si l’installation des caméras est dans une propriété à des fins exclusivement personnelles (ni auprès de la CNIL, ni auprès de la préfecture).
  • Une déclaration auprès de la CNIL si des personnes sont employées au sein du domicile et que les images font l’objet d’un enregistrement.
  • En pratique, vous devez informer, sur votre porte d’entrée, votre portail, portillon, porte de garage,… par une affichage lisible indiquant aux personnes employés qu’un système de vidéoprotection est en place dans votre habitation.

Nos étiquettes disponibles dans nos kits sont à votre disposition :

Appartement

Chez les particuliers, en appartement :

  • L’installation de caméras doit être faite à des fins de sécurité des biens et des personnes.
  • Les caméras peuvent filmer les espaces communs mais en aucun cas les portes des appartements, ni les balcons ou terrasses des habitants.
  • Les images peuvent ne doivent pas être directement accessibles à l’ensemble des habitants. Seuls le syndic, les membres du conseil syndical, le gestionnaire de l’immeuble ou le gardien doivent pouvoir visionner ces image, qui doivent uniquement servir en cas d’incident et non pour surveiller les allées et venues des uns et des autres.

Formalités pour la législation en France de la vidéoprotection

  • Auprès de la CNIL : si les caméras filment des lieux uniquement accessibles aux personnes autorisées et permettent un enregistrement des images. Cette déclaration doit être faite au nom du syndicat des copropriétaires ou du gestionnaire de l’immeuble.
  • Auprès de la préfecture : si les caméras filment un lieu accessible à toute personne, le dispositif doit être autorisé par le préfet du département car les lieux sont considérés comme ouverts au public. Remplir ici le formulaire en ligne.
  • Auprès de l’assemblée générale des copropriétaires : un vote à la majorité doit être obtenu lors de l’AG des copropriétaires.

Commerces

Chez les commerçants

  • Des caméras peuvent être installées dans les commerces : grandes surfaces, pharmacies, boulangeries, salons de coiffure, bijouteries… Elles sont installées à des fins de sécurité des biens et des personnes, à titre dissuasif.
  • Les images enregistrées ne doivent pas être librement accessibles à l’ensemble des employés et clients. Seuls les responsables de la sécurité, les agents de sécurité ou les responsables de magasin doivent pouvoir les consulter.
  • En revanche, il est possible d’installer un écran de visualisation visible à tous et projetant en direct les images de caméras filmant les zones marchandes.
  • Les caméras peuvent filmer les zones de circulation et les zones marchandes, sans porter atteinte à la vie privée des clients. Il est par exemple interdit d’installer des caméras dans des toilettes ou cabines d’essayage.

Formalités pour la législation en France de la vidéoprotection

  • Auprès de la CNIL : si les caméras filment des lieux non ouverts au public (stocks, réserves…) et permettent l’enregistrement des images. Une déclaration doit être faite pour chaque établissement équipé.
    Attention ! Tout système qui n’a pas fait l’objet d’une déclaration à la CNIL ne peut être opposé aux employés.
    Si l’organisme qui a mis en place la caméra a désigné un CIL (Correspondant Informatique et Libertés), aucune formalité n’est nécessaire auprès de la CNIL, le CIL devant juste noter ce dispositif dans son registre.
  • Auprès de la préfecture : si les caméras filment des lieux ouverts au public, le dispositif doit être autorisé par le préfet du département. Remplir ici le formulaire en ligne.
  • Auprès des instances représentatives du personnel : elles doivent être informées et consultées avant toute décision d’installation sur le lieu de travail.
  • Les salariés doivent être informés au moyen de panneaux affichés de façon visible et précisant : l’existence du dispositif, son responsable, les modalités concrètes d’exercice de leur droit d’accès aux enregistrements visuels les concernant. De plus, chaque employé doit être informé individuellement (avenant au contrat de travail, note de service…).

 

etablissement scolaire vidéosurveillance

Dans les établissements scolaires

  • Des caméras peuvent être installées à l’intérieur d’un établissement à des fins de sécurité des biens et des personnes. Des caméras peuvent également filmer l’extérieur de l’établissement afin de renforcer la sécurité de ses abords.
  • Les caméras peuvent filmer les accès de l’établissement et les espaces de circulation. Sont exclus les lieux de vie des établissements (saufs cas exceptionnels) pendant les heures d’ouverture.
  • Seules les personnes habilitées peuvent, dans le cadre de leurs fonctions, visionner images enregistrées.
  • Les élèves, leurs parents…doivent être informés au moyen de panneaux affichés de façon visible et précisant : l’existence du dispositif, son responsable, les modalités concrètes d’exercice de leur droit d’accès aux enregistrements visuels les concernant.

Vidéosurveillance sur la voie publique

  Sur la voie publique

  • Des caméras peuvent être installées sur la voie publique pour prévenir des actes de terrorisme, des atteintes à la sécurité des personnes et des biens dans des lieux particulièrement exposés à des risques d’agression, de vol ou de trafic de stupéfiants. Ces dispositifs peuvent permettre de constater des infractions aux règles de la circulation, réguler les flux de transport, protéger les bâtiments et installations publics et leurs abords…
  • Seules les autorités publiques sont autorisées à filmer la voie publique (mairies). Les entreprises ou établissements publics peuvent filmer les abords immédiats de leurs bâtiments dans les lieux susceptibles d’être exposés à des actes de terrorisme. Les particuliers, quant à eux, ne peuvent filmer qu’à l’intérieur de leur propriété.
  • Les caméras installées sur la voie publique ne doivent pas permettre de visualiser l’intérieur des immeubles d’habitation ni, de façon spécifique, leurs entrées. Des procédés de marquage irréversible de ces zones doivent être mis en œuvre.
  • Seules les personnes habilitées par l’autorité préfectorale peuvent consulter les images, dans le cadre de leurs fonctions.
  • Les personnes filmées doivent être informés au moyen de panneaux affichés de façon visible et précisant : l’existence du dispositif, son responsable, les modalités concrètes d’exercice de leur droit d’accès aux enregistrements visuels les concernant.

au travail loi vidéosurveillance

  Au travail

  • Des caméras peuvent être installées sur un lieu de travail à des fins de sécurité des biens et des personnes, à titre dissuasif, ou pour identifier les auteurs de divers délits.
  • Les caméras peuvent être installées au niveau des entrées et sorties des bâtiments, des issues de secours, et des voies de circulation, ainsi que des zones d’entrepôt. En revanche, dans le cadre du respect de la vie privée, les salariés ne peuvent pas être filmés à leur poste de travail, sauf circonstances particulières. Idem pour les zones de pause ou de repos, les toilettes ou les locaux syndicaux (ni leur accès).
  • Les images ne peuvent être visualisées que par les personnes habilitées dans le cadre de leurs fonctions : responsable de la sécurité…

Formalités pour la législation en France de la vidéoprotection

  • Auprès de la CNIL : si les caméras filment des lieux non ouverts au public (stocks, réserves…). Une déclaration doit être faite pour chaque établissement équipé.
  • Attention ! Tout système qui n’a pas fait l’objet d’une déclaration à la CNIL ne peut être opposé aux employés.
  • Si l’organisme qui a mis en place la caméra a désigné un CIL (Correspondant Informatique et Libertés), aucune formalité n’est nécessaire auprès de la CNIL, le CIL devant juste noter ce dispositif dans son registre.
  • Auprès de la préfecture : si les caméras filment des lieux ouverts au public, le dispositif doit être autorisé par le préfet du département. Remplir ici le formulaire en ligne.
  • Auprès des instances représentatives du personnel : elles doivent être informées et consultées avant toute décision d’installation sur le lieu de travail.
  • Les clients doivent être informés au moyen de panneaux affichés de façon visible et précisant : l’existence du dispositif, son responsable, les modalités concrètes d’exercice de leur droit d’accès aux enregistrements visuels les concernant.
  • De plus, chaque employé doit être informé individuellement (avenant au contrat de travail, note de service…).

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